Comment optimiser son confinement?

Version vidéo. Nanas & You

Pour vous aussi les journées semblent interminables ? C’est très difficile de tirer du positif dans le contexte actuel. Des centaines de vies s’envolent en un temps record un peu partout dans le monde et de manière simultanée. On entend des chiffres et des pourcentages et certains ont du mal à visualiser que derrière se trouvent des Hommes. J’adresse à titre personnel mes condoléances à toutes ces familles endeuillées et à toutes ces victimes qui partent seules, sans les adieux de leurs proches.

Le fait est que pendant ce temps la vie continue pour les autres. Non personne n’échappera à la mort il n’y a donc là aucune réjouissance. C’est cependant une chance énorme de pouvoir continuer à respirer. Mais quel sens donner à notre vie après celà? On nous le dit et on ne nous le répétera jamais assez, RESTONS CHEZ NOUS POUR SAUVER DES VIES. LA NÔTRE ET CELLE DES AUTRES.

Alors oui, celà peut sembler difficile. Il est vrai que l’être humain a souvent envie de faire le contraire de ce qu’on lui demande mais il est là question de santé publique donc NON, on ne sort pas sauf en cas de nécessité absolue. Et une fois qu’on a compris celà, qu’est-ce qu’il faut faire? Comment faire pour ne pas craquer?

C’est sûrement très difficile pour beaucoup de voir leurs habitudes chamboulées du jour au lendemain. Ne plus courir après le métro pour arriver à l’heure au travail, discuter avec ses collègues, allez prendre son café en bas de chez soi, faire la fête avec ses copains… Nous sommes conditionnés à assumer et à faire tellement de choses, même ce qui nous apporte aucun plaisir, ni intérêt particulier. On se retrouve souvent à exécuter pour être dans les normes de la société. En parcourant les réseaux sociaux on se rend un peu compte que les gens prennent conscience de beaucoup de choses. Ou peut-être est-ce seulement l’effet pandémie à l’instant T.

Il est pourtant possible de revoir, sans jeu de mots, sa perception de la vie. Bien évidemment il faut se poser un tas de question. Nous en avons déjà parlé dans l’article précédent « Si, si je pouvais » dans lequel je parle de ce que j’aurais aimé faire si les « Si » apportaient quelque chose.

Vous vous retrouvez peut-être pour la première fois depuis très longtemps en famille. Je veux dire au même endroit et au même moment… Peut-être est-ce l’occasion de vous raconter toutes ces histoires que nous n’avez jamais pu relater par manque de temps. Vous avez constaté des choses qui n’allaient pas? Parlez-en, en partant du principe que dès la fin de cette crise, il y aura un nouveau départ.

Vous avez des projets ?

Il faut en profiter pour faire le point. Faîtes des recherches, soumettez votre idée à une personne de confiance qui pourrait éventuellement vous conseiller, vous aider. Dîtes-vous par exemple que c’est le moment ou jamais afin d’en évaluer son importance à vos yeux. Êtes-vous prêt à vous lancer? Ceci est valable pour un projet professionnel ou personnel. Si vous contez faire une demande en mariage ça compte comme un projet (eh bien oui, mais ne demandez rien à sa copine, elle va tout balancer).

Vous êtes parents?

Celà doit sûrement être très dur pour vous d’assumer en plus de votre rôle de père ou de mère, celui de professeur que vous n’êtes pas. Petite parenthèse, c’est le moment pour tous ceux qui répètent à leurs enfants à tout bout de champ: « moi quand j’étais à l’école à ton âge, je faisais partie des meilleurs« , de le prouver. « Et je n’ai jamais demandé de l’aide à mes parents » (on vous croit hihi). Partez du principe que vos parents n’étaient pas cool et que vous, vous voulez bien aider votre enfant. Vous avez là l’occasion rêvée de lui montrer vos compétences. Plaisanterie à part, profitez-en pour développer votre relation et arriver à créer des souvenirs qu’il/elle prendra d’exemple (en bien) quand il parlera de vous. Laissez-lui l’occasion de vous parler de ses amis, des gens qu’il aime moins et qui l’aiment moins aussi. De jouer, sourire et rire avec vous. Développez ensemble une complicité parent/enfant. Devenez aussi son ami. L’un n’empêche pas l’autre.

Vous aimez quelqu’un en secret ?

Mais bon sang, vous avez réellement attendu que je vienne vous le dire? Bien évidemment qu’il faut lui en parler. Vous ne vivez pas au même endroit? D’accord. Elle/il vous manque? Si oui il est peut-être temps de prendre votre téléphone. Vous aurez sans doute les mains moites, la voix tremblante mais si mourez demain (façon de parler) vous n’allez pas regretter (je l’espère). Si elle/il ne ressent pas la même chose que vous ce n’est pas grave hein. Life must go on. Bon maintenant si après une semaine de confinement vous ne ressentez aucun manque de la personne passez peut-être à autre chose, vous comprenez bien que le temps est précieux.

DES DIFFICULTÉS AVEC VOTRE PARTENAIRE?

Il est peut-être temps d’aller lire  » la Communication dans le couple. » Par contre ce n’est clairement pas le bon moment pour vous embrouiller à part si vous avez un T5 et que vous pouvez éviter ses regards diaboliques 😁. Blague à part, j’ai une énorme pensée pour toutes ces personnes qui se retrouvent confinées avec leurs bourreaux et qui subissent une double peine. Soyez fort. N’attendez pas la fin du confinement pour oser en parler. Il sera peut-être trop tard. Essayez d’alerter quelqu’un en toute discrétion, même si je le sais bien, il sera très difficile. Appelez le 119 pour la maltraitance infantile et composez le 17 en cas d’urgence pour des violences conjugales. Le 3919 a aussi été mise en place pendant cette période de confinement, appel gratuit et anonyme. Soyez les sauveurs de vos voisins et non les spectateurs de leurs morts.

Ce que je fais de mon confinement ?

Personnellement je suis en confinée avec mon mari et ma petite soeur. Je vous avoue que cette période difficile nous rapproche (ah youpiii). On joue ensemble, chose qu’on ne peut pas faire en temps normal car préoccupés par les besoins de la société (école, travail). Alors on est sur du UNO, d’ailleurs ce jeu crée vraiment des tensions. Je ne pense pas que ce soit le plus adapté à la situation (entre les règles non respectées, la tricherie, c’est la pagaille). Néanmoins, on rigole, beaucoup même. Pour oublier un peu, mais c’est très difficile de faire comme si tout était normal. Ça ne l’est pas. Je réfléchis à des projets personnels et professionnels que j’aimerai mettre en oeuvre. Je vous en parlerai si aboutissement il y a. Je ne télétravaille pas donc les journées sont assez basiques. Manger, prières, divertissement en famille et je regarde de moins en moins les infos car je pleure à chaque fois que des chiffres tombent (oui j’ai un coeur fragile).

Vous l’avez compris, nous avons tous là, la possibilité de prendre un nouveau départ. De classer nos priorités, nos besoins et nos envies. De faire un retour dans la vie active avec un nouvel état d’esprit (très positif je l’espère). Et de vivre pour nous et non pour les autres. Dans ce malheur qui a mis le monde à l’arrêt, prenons les bonnes résolutions et n’attendons pas la fin de l’année. On s’est tous déjà dit (ou pas), « 2020 c’est mon année. » Oh qu’elle début d’année n’est-ce pas! Mais elle n’est pas encore terminée et on espère être encore là pour vivre des jours meilleurs.

Prenez soin de vous, des vôtres et des autres. Soyez OPTIMISTES, mais surtout RESTEZ CHEZ VOUS BORDEL!

Le confinement: restons chez nous, sauvons des vies.

NasYou .

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