Introspection

Bonjour chers lecteurs. J’espère que vous allez bien. Ça fait un petit moment qu’on ne s’est pas parlé sérieusement. Il ne s’est pas vraiment passé grand chose non plus depuis la dernière fois. Quoique Mr COVID-19 a commencé son déclin, ce qui est une très bonne nouvelle pour nous. Avez-vous réussi à reprendre un semblant de vie? Je le sais bien, ce n’est pas évident. Il faut s’adapter comme on peut. Personnellement ces deux mois et demi m’ont fait du bien quelque part. Malgré la tragédie, malgré la peur de chaque instant. C’est une période qui est traumatisante je le conçois, mais il faut essayer d’en sortir meilleur (e).

À l’heure où je vous parle je suis chez moi, dans ma chambre. C’est mon refuge, là où je passe mon temps à penser à ce que je pourrais faire de bien dans ma vie. Je suis déjà bien heureuse d’être là, d’arriver à respirer sans gêne, du moins pour l’instant grâce à Dieu. Oui, comme pour beaucoup, le fait d’être enfermée pousse à réfléchir.

MON ÉTAT MENTALPERTURBÉ ?

Ceux d’entre vous qui ont fait un petit tour sur les différents onglets de mon menu ont dû remarqué que la partie « maternité » me touche particulièrement. Je suis passée du désir au combat, de la joie de voir le « plus » au désespoir de constater ma GEU. Non, ne vous inquiétez pas, je ne vais pas vous ressortir tout le bla bla, je suis censée aller mieux n’est-ce pas? Bon sang, c’est un peu plus difficile que je ne le pensais. Oui j’ai relativisé pendant un moment. Mais ça y est, j’y repense encore, là, dans l’immédiat.

Houuuhhh, je ne sais pas si ça s’illustre comme cela mais c’était censé être un profond soupir. Là vous devez sûrement penser que mon état mental est fragilisé, et bien pas tant que ça. Vous savez pourquoi ? Parce qu’il y a malgré tout le mot « espoir » qui ne me quitte pas. Je me dis que si même l’épouse de notre bien aimé Prophète Ibrahim (le salut d’Allah soit sur lui), Hâjar, a dû patienter 10 ans pour enfin avoir le bonheur de donner la vie, alors il faut y croire. Sans parler de sa femme Sarah qui n’a connu cette joie que dans sa vieillesse. Alors oui, j’y crois et vous devez en faire de même car il le faut et patienter même si c’est dur. Croyez-moi que si mon petit miracle arrive, je vous le ferai savoir.

À part cela, spirituellement ça va beaucoup mieux. Et vous alors ? Désolée si mes états d’âme vous insupportent. Oh oui qu’est-ce qu’on peut être insupportable parfois n’est-ce pas? Je l’ai été ces 3 dernières semaines. Je l’ai remarqué. J’ai sûrement craqué, l’effet enfermement j’imagine. N’exagérez pas tout de même, insupportable oui, mais dans la limite du supportable.

DES HABITUDES BOULEVERSÉES

Ce n’est pas évident de passer d’un tout à un rien. Je vous ai sûrement déjà dis qu’avant ça (l’arrivée de Mr Covid) je passais ma vie à courir. La fameuse expression « métro, boulot, dodo ». Quasiment pas de répit, même une fois rentrée je ne cessais de parler du travail. Ça vous arrive aussi ? Parfois c’est tellement toxique. On y met tellement d’énergie qu’on y rate des moments si précieux de notre vie. Mais bon, il faut bien gagner son pain, payer son loyer, ses factures. Ah la vie d’adulte!

Vous êtes sûrement beaucoup à être retournés au travail, non pas spécialement par choix mais parce qu’il le faut. Pensez en rentrant à la maison, à faire un petit bisou à votre conjoint (e), à vos enfants, avec un petit (ou grand) « je t’aime » au passage. Je pense que ça ne pourrait que vous faire du bien après vos journées difficiles, à eux aussi d’ailleurs. Car c’est bien par amour pour eux que vous vous donnez autant pas vrai ?

Alors oui, j’ai bien dit « vous » car de mon côté je reste confinée. Je n’ai pas repris le travail et à vrai dire je n’ai aucune idée de quand cela va se faire. Les clients me manquent oui, les visages de ces enfants qui viennent fêter leurs anniversaires avec leurs copains et copines. Ces petites bouilles parfois insupportables de par l’insolence qui émane de quelques uns, mais surtout ces petites boules d’énergie. J’aime les voir sourire, les entendre dire « c’était génial » au moment de partir. J’aime voir ces parents contents car tout s’est bien passé. J’aime les voir contents de voir leurs enfants contents. J’avoue que ce côté là me manque. Mais je mets à profit ce temps, je profite pleinement de la vie de couple avec ses hauts et ses bas. Eh non, il n’y a pas moyen d’esquiver quoi que ce soit haha … On s’est compris.

MON ENVIE DE ME DIVERTIR

De base je suis quelqu’un de très joyeux, on y croirait pas vu les sujets que je traite sur ce blog. Le ton est souvent assez sérieux. Disons qu’il y a des choses qu’on exprime mieux à l’écrit qu’à l’oral. Puis on évite sûrement les expressions qui peuvent se traduire sur notre visage, beaucoup de tristesse en l’occurrence, presque au bout des larmes souvent. Non, en effet les gens n’aiment pas nous voir pleurnicher. Ils pensent souvent qu’on s’apitoyoie exagérément sur notre sort, qu’on n’est pas à plaindre, qu’on cherche du buzz, qu’on mérite ce qui nous arrive, bref le jugement se fonde plus sur l’expression du visage et le ton que sur le message que nous voulons faire passer, aussi important soit-il.

Donc je vous le disais sur un autre article plus que léger, je suis sur YouTube. C’est une chaîne qui était là depuis plus de 2 ans mais sans vraiment de contenu. J’avais voulu me lancer une première fois après ma grossesse extra-utérine pour retranscrire en image ce que je raconte sur le blog, mais après un petit sondage sur Facebook j’ai vu que les 70% étaient contre l’idée. Puis j’ai abandonné.

Quelques mois plus tard, Coronavirus est arrivé, tout s’est arrêté partout et en même temps. J’ai eu un vide et une vive envie de parler, de me divertir. Et l’idée a resurgi, mais cette fois je n’ai demandé l’avis de nul autre que mon mari. Et Dieu seul sait qu’il sait me dire « Non » quand il le faut. Il a dû ressentir mon envie. J’ai bien dit « envie » et non « besoin » car ce n’est pas vitale à mon sens. J’ai eu l’occasion de constater que les sujets tristes et sérieux importaient peu à beaucoup d’entre vous. On refoule souvent la dure réalité. Les gens préfèrent positiver et c’est bien aussi. Puis la période est déjà assez triste comme ça pour en rajouter. J’ai donc décidé de m’amuser (je sais être sérieuse quand il le faut bien évidemment), de me détacher un peu de ce que penseront les autres de moi (ça nous conditionne tellement), de profiter de cette parenthèse pas vraiment enchantée mais utile. Bon je passe mon temps à cuisiner ou à apprendre à le faire plutôt. En vrai ce n’est pas fou fou, mais j’aime bien, ehh wehh. Parce que je ris, j’oublie le temps d’un instant les vrais tracas de la vie. Comme quoi il suffit parfois d’un rien pour être heureux (se).

MA CONCLUSION?

Faire le point sur sa vie est parfois nécessaire. Comprendre qui on était, qui on est et qui on veut être. Il faut comprendre et accepter l’idée qu’on ne peut pas tout contrôler mais qu’on peut s’adapter. Je vous dirais de faire ce qui vous semble être bon pour vous sans bien sûr en arriver pour cela à offenser les gens, à les mépriser. Je ne peux pas tout vous dire de ma vie, on ne montre en général que ce qu’on veut que les autres voient ou plutôt que ce qu’on peut supporter qu’ils sachent. Chacun se fait son idée pensant tout connaître de nous, mais il y a toujours une partie de notre vie « privée » qu’on ne dévoile pas jusqu’à ce que d’autres personnes jugent nécessaire de le faire à notre place (oui voilà, les fouineurs). Mais là n’est pas le sujet.

Juste pour avoir vécu le pire (selon moi, chacun ayant sa propre mesure du pire) je ne peux que vous conseiller d’accorder de l’importance à la moindre seconde, à votre entourage, aux gens que vous aimez mais surtout à vos vrais besoins essentiels. Qu’est-ce qui vous anime ? Qu’est qui vous donne envie de poursuivre la vie de ce bas monde et vous préparez-vous pour l’autre? Parce qu’il existe bien une autre vie, moi j’y crois. Il faut se poser les bonnes questions pendant que c’est encore possible et ne pas tarder à y apporter des réponses, car demain il ne restera de vous, de nous, que des souvenirs. Autant qu’ils soient bons n’est-ce pas ?

J’ai tant à dire, mais je dois me contenir. Allez, je retourne faire à manger, pâtisser… Ça me fera sûrement du bien, enfin j’imagine.

À très bientôt!

NasYou.

2 réponses

  1. Bonjour Nasyou,

    J’espère que tu vas bien, j’ai lu ton article et j espère que je prendrai le temps de lire les autres car tu parles de sujets qui m’intéresse beaucoup. Il y a un moment que je t’ai rencontré, j’ai lu un ou deux articles, je regarde souvent tes vidéos sur YouTube ou Facebook, j’aime ta joie de vivre. Bon courage et tiens bon comme on dit tout ce qui nous tue pas nous rend plus fort. On dit que dans les difficultés, il y a une facilité. Il ne faut pas perdre espoir car les enfants c’est dieu qui donne quand il veut et quand il décide mais si c est difficile pour nous les comorien d’admettre cette réalité. Il faut avoir confiance en dieu, prier et faire bcp de douan inshallah dieu va t’entendre.

    Bon courage

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    • Bonjour Asna. Ton commentaire m’a tellement touché que j’en ai eu des frissons. En effet tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort et oui on ne peut que s’en remettre à Dieu. Vraiment merci pour ces belles paroles 😍❤🙏. Merci de me suivre, de me lire et de m’écouter 🙏🙏

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